La musicothérapie n'est pas une nouveauté du XXe siècle, elle existait déjà au Moyen Âge, et même auparavant, puisqu'on trouve les premières traces dans l'Ancien Testament. En effet, avant de devenir roi, David joua de la harpe pour soulager l'esprit du roi Saul, torturé par un esprit diabolique envoyé par Dieu pour le punir. Ci-dessous une très belle illustration de cet épisode dans le manuscrit 148 (Heures à l'usage de Rome, BM Besançon, 1480-1485, f. 134v°).

Au Moyen Âge, on utilisait aussi la musique (et en particulier la vièle à archet comme on le voit sur cette lettrine du De Somno et vigilia d'Aristote, manuscrit copié au XIIIe siècle, ms. Cent V 59, f. 107, Nuremberg, Stadtbibliothek) pour guérir la mélancolie, une maladie à la fois psychologique (engendrant de la tristesse, un mauvais sommeil, une anxiété, etc.) et physique (excès de bile noire).

Il est intéressant de noter que dans les deux cas, l'instrument utilisé est un instrument à cordes. Les traités médiévaux de médecine mentionnent généralement un joueur de vièle, tandis que l'Ancien Testament parle de lyre ou de cithare pour David. Une expérimentation plus poussée permettrait de comprendre les effets de différents types d'instruments, pas seulement à cordes, sur la psyché.

Aujourd'hui, on a prouvé que la musico-thérapie passive, c'est-à-dire par l'écoute de musique enregistrée ou en direct apaise et peut aider à un confort psychologique. Dans ma pratique, j'ai remarqué que la musique "live" a la capacité d'apporter de l'énergie, contrairement à la musique enregistrée. En effet, nous devons en quelque sorte reconstituer la musique enregistrée à l'intérieur de nous-même, alors que nous bénéficions directement de la musique live que nous pouvons intégrer directement. 

Newsletter

Pour recevoir notre newsletter, envoyez nous un email avec pour objet : "Newsletter" à contact@vivrelart.eu